Entreprendre dans la mode

Nous vous invitons aujourd’hui dans le cadre de nos chroniques de quarantaine à vous poser pour un moment “business” tout en poésie avec Adrien Garcia, créateur du Podcast Entreprendre dans la mode et Amélie du Passage.

Amélie revient sur l’importance de cette dimension et cette volonté de monter un projet qui lui correspondait en termes de valeurs. Cette conversation nous permet de nous attarder sur son parcours et sur les raisons qui l’ont poussé à créer Petite Friture.

 

PETITE FRITURE : UN ETAT D’ESPRIT

 

Amélie du Passage est une curieuse, voire une curiosité. C’est quête pour le beau, l’inattendu, tout ce qui provoque une émotion, une étincelle, l’anime et la pousse à créer son entreprise il y a maintenant 10 ans.

Forte de cet état d’esprit et de la conviction du succès de son projet, elle lance très rapidement son projet. Elle évoque la création de Petite Friture comme une “évidence, celle de de suivre son chemin.”

Un chemin qui ne va de soi. L’indépendance et la liberté totale qu’offrent une maison d’édition s’accompagnent de maintes contraintes et surtout d’une rigueur sans faille : “Nous développons un catalogue. On nous attend sur la sélection, la qualité du produit et du service.”

Les collections inscrites au catalogue de Petite Friture traduisent cette exigence et la volonté de proposer autre chose qu’un portefeuille de meubles, mais bien de transmettre un état d’esprit, un souffle nouveau.

Ce fut le cas avec le lancement de la suspension Vertigo, créé par Constance Guisset, premier succès de Petite Friture, en tant qu’éditeur et découvreur de talents.

Amélie et Constance débutaient toutes deux leurs carrières et se sont comprises. La rencontre s’est ainsi érigée en valeur d’entreprise.

 

 

LA RENCONTRE, UNE VALEUR DE MARQUE

 

Pour Amélie, avoir une bonne idée n’est pas toujours suffisant. La réussite repose presque entièrement sur la qualité de la rencontre. Si l’alchimie opère, le succès arrive naturellement. Il en va ainsi de notre relation avec les designers mais aussi de la façon dont nous interagissons en interne.

Le processus créatif de la maison s’étend d’ailleurs bien au-delà de notre communauté de designers, des illustratrices comme Leslie David, Lisa Laubreaux ou Tiphaine de Bodman, des chefs, comme Ido Garini du Studio Apetit ou des photographes de talents comme Ola rindal et Florent Tanet nous entourent et font évoluer l’esthétique et la réflexion globale de la maison.

Cette communauté de talents permet d’avancer dans la confiance et la convivialité, ingrédients essentiels pour Amélie.

L’ambition n’est pas modeste et reste le moteur primaire d’Amélie.

La période actuelle y invite d’ailleurs tout particulièrement. Elle réunit ses équipes au quotidien pour penser les futurs lancements mais aussi et surtout pour trouver une place juste dans ce monde d’après et tenter d’y apporter une contribution positive, transparente et optimiste.

La question de la durabilité revient comme un mantra entêtant et sur lequel nous devons avancer plus vite et mieux. Amélie et Adrien abordent ainsi ces enjeux qui n’apparaissent pas comme une brique au sein d’une feuille de route mais bien comme un moteur, au centre de toutes les réflexions : “Je me suis fait cette promesse formelle […] de faire des choix en conséquence et surtout de ne pas les regretter.”

Une conversation honnête et en délicatesse qui résonne en ces temps incertains mais porteurs d’espoir.

Nous vous souhaitons une bonne écoute et nous réjouissons de vous retrouver sur nos réseaux sociaux pour la suite des Chroniques de Quarantaine.